Résumé :
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En Belgique, comme presque partout ailleurs, les politiques répressives en matière de drogues ont toujours été la panacée. Fait marquant dans les années 80, après l'arrestation du DR Baudour, les instances judiciaires se sentent appelées à prendre cette population de toxicomanes à la dérive, en charge. Au nom de la nécessité de leur rappeler la « Loi », on emprisonne les héroïnomanes en étant persuadés que c’est ainsi qu’on leur sauvera la vie. Mais leur présence en prison fera désordre et il y aura rapidement autant de produits illicites en circulation en prison que hors les murs. Il faut donc impérativement les libérer, à condition qu’ils acceptent « librement » de se faire traiter. Des soignants sont amenés à se rendre en prison pour évaluer la qualité de la « demande » du patient. S’en suit une période de tension importante entre le monde judiciaire et les soignants. Les premiers imaginent que les soignants vont les guérir par magie, les autres savent qu’en l’absence d’un désir réel du patient à s’en sortir, aucun résultat thérapeutique n’est envisageable.
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