Résumé :
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Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les patients ayant une addiction est très fréquent et près d’un quart des personnes ayant un trouble lié à l’usage de substances (TUS) ont un TDAH. Pourtant, en France, les soins en addictologie ne comprennent pas forcément des soins psychiatriques. Cela entraîne des retards diagnostiques et des risques de rechute accrus chez ces patients souffrant d’une pathologie duelle. Du fait de la coexistence des troubles qui entraîne un cumul des peines, ces patients ont une symptomatologie bien plus sévère. Il convient de noter que les symptômes communs sont la dysrégulation émotionnelle, l’impulsivité, la recherche de sensations, la prise de risque et l’agitation psychomotrice. L’impact fonctionnel est sévère pour ces patients. L’identification précoce de l’ensemble des troubles est donc nécessaire si l’on veut parvenir au bon diagnostic et fournir une réponse thérapeutique adéquate au moment idéal. Sans cela, la pénibilité des troubles est tellement lourde qu’il est bien plus difficile de s’en sortir. Les étapes de soin sont parfois complexes à mettre en place avec les patients : à quel moment le diagnostic de TDAH doit-il se discuter et se poser ? Quand traiter ? Quelles prises en charge psychothérapeutiques mettre en place ? Des questionnements qui sont au coeur de l’accompagnement des patients. Cette vignette clinique permet de dresser un état des lieux des diverses étapes et propositions de soin faites pour un patient de manière individualisée et posées selon les demandes et les difficultés exprimées.
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