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Résumé :
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L’usage de psychotropes illicites par des personnes intégrées à un milieu professionnel constitue un champ de recherche relativement récent en France. La définition la plus large donnée de cette population est la suivante : « Usagers ne fréquentant aucune structure de prise en charge sanitaire ou sociale ou non repérés par le dispositif d’application de la loi. » Elle n’inclut donc pas la notion de travail et insiste sur le fait que ces usagers ne sont pas recensés, n’ont pas d’existence statistique. Les usagers de drogues qui travaillent ne se définissent pas et ne se revendiquent pas en tant que « milieu » ou « sous-culture ». Rien, a priori, ne les regroupe, ni en terme d’âge, ni de type d’activité exercée, ni de loisirs pratiqués. Cette « population » d’usagers est donc avant tout une construction sociologique, définie par les chercheurs, dans le but de la distinguer des catégories plus « marginales » que représentent les usagers de substances illicites décrits jusqu’ici par les sciences humaines.
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