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Résumé :
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Notre approche s’inscrit davantage dans les travaux qui analysent les consommations de produits psychoactifs comme ayant, au moins en partie, pour origine l’environnement de travail (Herold et Conlon, 1981 ; Gupta et Jenkins, 1984). Pour autant, cette perspective n’exclut pas les caractéristiques extrinsèques au travail (Maranda, 1991), telles que l’effet de génération, l’âge, le statut matrimonial ainsi que les origines sociales et culturelles de celles et ceux qui exercent une activité rémunérée.
Si l’existence d’une frontière étanche entre travail et vie privée (Hurrel et al., 1998) doit être relativisée, il nous semble pour autant nécessaire de ne pas dissocier l’analyse des « moments-frontières » de consommation, des activités professionnelles parfois très spécifiques qui s’y déroulent. Rendre compte de la diversité des pratiques de consommation de produits psychoactifs au travail ou à la frontière du travail et du hors travail, c’est ainsi, pour nous, documenter la diversité des liens sociaux qui se nouent au travail.
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