|
Résumé :
|
L'historiographie en général, et celle produite en France en particulier, présente traditionnellement les stupéfiants comme des substances uniformément dangereuses. Cette focalisation systématique sur la dépendance, la déviance et les risques pour les usagers ou la société, observable par exemple dans la majorité des dissertations historiques consacrées aux substances psychoactives, occulte l'existence de champs de recherche concernant leurs usages thérapeutiques – qui constituaient pourtant la raison première de leur intégration dans les pratiques occidentales. Cet article propose donc une analyse critique des recherches historiques portant sur l'histoire des stupéfiants en tant que médicaments, un champ principalement dominé d'une part par la littérature anglo-américaine, et d'autre part par des auteurs issus du corps médical et non formés à la méthodologie historique. Il s'attachera également à mettre en lumière différentes pistes de recherche encore à explorer afin d'approfondir notre compréhension des usages médicaux de ces substances controversées.
|