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Résumé :
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Après avoir été l’une des substances pharmacologiques les plus étudiées des années 1950-1970, le LSD, puissant psychédélique ayant de nombreuses indications thérapeutiques, est abandonné par la communauté scientifique internationale au début des années 1970. Si des facteurs externes à la médecine ont eu un impact sur le déclin de ce médicament, il est également nécessaire de s’interroger sur les causes internes de ce rejet. Pour ce faire, une littérature anglo-saxonne émerge ces dernières années dans le champ des psychedelic studies, que nous enrichissons ici par une étude mettant en lumière les spécificités des sources françaises sur le sujet. Cet article souhaite montrer comment la méthode de la psychothérapie dite « psychédélique », inventée par une partie des chercheurs/euses travaillant avec le LSD, ainsi que la remise en cause de la probité de ces mêmes thérapeutes jugés trop « enthousiastes », ont été des facteurs essentiels du discrédit de ce médicament.
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