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Résumé :
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La schizophrénie est une maladie hautement polygénique, et plusieurs variants génétiques qui y sont associés convergent vers une altération de l'homéostasie synaptique. En particulier, le gène codant pour le composant C4 du complément présente la plus forte association avec la schizophrénie, et cette protéine est impliquée dans l'élagage synaptique dépendant du complément et médié par la microglie. De fait, la microglie est hyperactive dans la schizophrénie, et la réduction de l'arborisation synaptique, notamment dans le cortex préfrontal (CPF), est une caractéristique établie de la schizophrénie, probablement associée à une perte de substance grise, un amincissement cortical, une hypofrontalité et un syndrome déficitaire. Le développement récent d'un nouveau radioligand ciblant la glycoprotéine 2A des vésicules synaptiques (SV2A) a démontré in vivo une densité synaptique plus faible au niveau du cortex préfrontal chez les personnes atteintes de schizophrénie, corroborant ainsi l'hypothèse synaptique de la maladie initialement proposée par Feinberg en 1982.
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