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Résumé :
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Depuis leur création, les soins pénalement ordonnés ont été favorablement accueillis par les juridictions françaises, ainsi qu’en témoigne l’important développement quantitatif de ce type de mesures. Face à une telle croissance, on peut émettre l’hypothèse que l’attrait qualitatif de cette
pratique provient, par-delà la délicatesse de son éthique et la complexité de sa mise en œuvre, d’une dimension véritablement poétique qui, pour le sujet des soins, est générée par l’espace-temps articulé du procès pénal. En plus de quarante années d’existence, les soins décidés par les autorités judiciaires pénales n’ont cessé de voir croître leur domaine d’application, tant avant qu’après le prononcé du jugement. En effet, outre l’obligation de soins, le législateur a estimé opportun d’introduire la possibilité de soins enjoints, destinés à certaines catégories d’infracteurs. Cette extension du champ des soins pénalement ordonnés a entraîné une augmentation sensible des personnes concernées par ces mesures.
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