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Résumé :
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Des années 2000 à 2015, les injonctions de soin sont beaucoup plus rares (3,9 %) et, à la différence des simples obligations, près de huit fois plus souvent prononcées en matière criminelle (9,2 % contre 1,2 %). Interrogés sur l’évolution des pratiques judiciaires en la matière, la très grande majorité des professionnels suggère une inflation des mesures ordonnées, limitée pour certains aux seules injonctions. Beaucoup, y compris parmi les magistrats, déplorent un phénomène de « sur-prescription », dont les conséquences sont jugées délétères. Outre l’incapacité pour les services de santé d’accompagner l’ensemble des publics qui leur sont adressés, de nombreuses mesures leur semblent inappropriées, car trop souvent détachées de véritables problématiques sanitaires.
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