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Résumé :
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l y a 60 ans, l’industrie du tabac ciblait principalement les populations masculines qu’elle séduisait en vantant la cigarette, comme étant l’attribut obligé de l’homme moderne, branché et dynamique. D’abord l’apanage de l’élite socioculturelle, la cigarette a conquis rapidement toutes les classes sociales sous l’effet de sa promotion bien ciblée. Cet objectif atteint, l’industrie du tabac s’est retourné vers les femmes car les fumeuses étaient encore très minoritaires. Flairant là un potentiel de profits substantiels, l’industrie a déployé des stratégies pour changer l’image de la femme par le marketing, faisant de la cigarette un objet d’émancipation pour certaines, un outil pour garder la ligne pour d’autres. Ces campagnes de marketing ont initialement touché le monde artistique et le monde de la mode pour progressivement s’étendre à la population féminine dans son ensemble. Les cigarettiers savent depuis des décennies qu’inoculer efficacement l’addiction au tabac aux adolescents assure pour la vie la fidélité des fumeurs. En effet les adolescents ont un cerveau encore très malléable, avant que leurs circuits cérébraux ne se fixent pour la vie. Une fois les adolescents accrochés, ils resteront malgré eux des fumeurs obligés, apportant quotidiennement leur obole aux cigarettiers. Lutter contre la prévention du tabagisme (anti prévention) chez les adolescents est une question de survie pour les industriels du tabac soucieux de préserver leurs bénéfices.
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