|
Résumé :
|
La consommation de drogues illicites est fréquente chez les participants aux festivals de musique électronique (EDM), mais elle est souvent largement sous-déclarée. Cette étude visait à comparer la prévalence, la surdéclaration et la sous-déclaration de la consommation de drogues illicites chez les participants à des festivals d'EDM dans deux pays européens aux législations et cultures en matière de drogues distinctes. Des données autodéclarées concernant la consommation récente de drogues ont été recueillies par le biais d'entretiens. Le taux d'alcoolémie des participants a été mesuré à l'aide d'un éthylotest. La consommation récente de drogues illicites a été évaluée par l'analyse des microparticules présentes dans l'haleine et leur analyse ultérieure par chromatographie liquide et spectrométrie de masse en tandem. La consommation de drogues illicites était plus élevée en Belgique qu'en Suède, comme l'indiquent les déclarations des participants (56,8 % contre 4,3 %) et les tests de dépistage (37,2 % contre 12,5 %). La sous-déclaration était plus importante en Suède qu'en Belgique : en Suède, seulement 2,6 % des participants ont déclaré avoir consommé une drogue illicite autre que le cannabis, alors que 11,6 % ont été testés positifs, contre respectivement 36,5 % et 36,9 % en Belgique. Dans les deux pays, les résultats des déclarations spontanées et des tests de dépistage de drogues spécifiques concordaient peu au niveau individuel, ce qui indique une consommation involontaire de substances. Cette étude suggère que la prévalence de la consommation de drogues et la probabilité de divulgation peuvent varier selon les pays ou les cultures ; il convient donc d’en tenir compte lors du choix des méthodes d’étude de cette prévalence.
|