|
Résumé :
|
Les participants aux événements de musique électronique (EDM) constituent une population à haut risque de consommation de substances et d'effets indésirables associés. Cette étude visait à examiner la consommation de substances lors d'événements EDM, en s'intéressant particulièrement aux liens entre les motivations de participation et la consommation. Les caractéristiques sociodémographiques, les spécificités des événements, la consommation au cours de l'année précédente et les motivations de participation ont été évaluées au moyen d'un questionnaire en ligne. L'échantillon était composé de 1 345 participants belges à des événements EDM (69,44 % d'hommes, âge moyen = 22,63 ans, écart-type = 4,03 ans). L'ecstasy/MDMA/Molly (52,28 %), d'autres hallucinogènes de synthèse (53,68 %), la kétamine (42,13 %), les amphétamines (40,45 %) et les nitrites d'alkyle (poppers) (32,76 %) étaient les substances les plus fréquemment consommées lors de festivals, de fêtes en plein air et de raves. En discothèque, la cocaïne (32,29 %) était également répandue, tandis que d'autres hallucinogènes de synthèse (15,79 %) étaient moins souvent consommés. Lors d'événements plus privés, le cannabis (68,88 %) et les champignons hallucinogènes (66,44 %) étaient les substances les plus fréquemment consommées. Hormis l'alcool (47,76 %), la consommation de substances dans les pubs et les bars était négligeable. Le plaisir général s'est avéré être la principale motivation de participation, suivi par les motivations liées à la musique et à la socialisation. Un large éventail de motivations s'est révélé plus important pour les consommateurs (par exemple, la danse, la découverte, l'évasion, l'excitation, l'alcool, les drogues) que pour les non-consommateurs, certaines étant associées à la consommation de substances spécifiques. La prévalence de la consommation de substances dépendait des spécificités du contexte. De plus, l'idée d'une classification tridimensionnelle des principales motivations de participation à des événements musicaux a été validée. Enfin, des corrélations ont été estimées entre les motivations de participation et la consommation de substances, ainsi que la consommation de substances spécifiques. Ces résultats pourraient permettre des approches plus ciblées en matière de prévention et de réduction des risques, ainsi que dans les stratégies de gestion des événements.
|