|
Résumé :
|
Pour entrer immédiatement dans le vif du sujet et tenter de réfléchir à la question qui m’était posée, je partirai d’un état des lieux rapide sur le rapport que le droit pénal, et plus précisément la loi pénale, entretient avec l’alcool, le tabac et les stupéfiants. Voici trois produits susceptibles d’addiction qui peuvent concerner le même consommateur, et notre loi pénale, sans réelle clarté, les approche selon les cas au travers de leur usage, de l’abus qui en est fait, de la dépendance qu’ils provoquent, ou de leur offre pour la restreindre ou la prohiber. Le brouillage est ici déjà très réel et il suffit d’interroger les étudiants en droit pour comprendre que même de jeunes citoyens, pourtant en appétence supposée avec le droit, sont parfois convaincus de ce que tel usage est licite alors qu’il ne l’est pas. Les notions d’usage, d’abus, de dépendance s’entremêlent totalement dans leurs esprits quant ils ne prêtent pas à la loi d’autres critères que les siens.
|