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Résumé :
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Depuis quelques années, les violences engendrées par le trafic et les rivalités entre mafias s’intensifient en Belgique comme dans d’autres pays européens. La réponse des autorités relève essentiellement du registre sécuritaire. Récemment, il a notamment été proposé de recourir à l’armée. Le choix politique a été posé d’augmenter les moyens judiciaires et policiers1.Bien que l’échec de « la guerre à la drogue » soit aujourd’hui clairement démontré, une rhétorique guerrière s’impose toujours dans les discours politiques et médiatiques, certains n’hésitant pas à recourir à la culpabilisation des usagers de drogues. A partir de 2024, face aux violences urbaines liées au trafic de drogues, la Région bruxelloise applique sa stratégie de lutte à l’échelle locale par la création de 15 zones de déploiement prioritaires, dites “hotspots”. La même année, l’ABSL Eurotox faisait déjà le constat suivant : « les objectifs poursuivis par la politique en matière de drogues illicites ne sont pas atteints. Axée sur la lutte contre la grande criminalité et le trafic de drogues, elle s’applique pourtant dans la pratique majoritairement à des faits de détention, et particulièrement de cannabis, d’après les interpellations policières en Belgique. »2
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