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Résumé :
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L'être humain est un animal social : l'isolement social nuit aux individus tant psychologiquement que physiquement. Des liens sociaux forts et positifs contribuent à une vie plus longue et plus saine que celle de personnes plus isolées. La dépendance aux opioïdes est associée à un sentiment d'isolement social, à un risque accru de suicide et, au niveau communautaire, à un capital social plus faible. Je propose une explication psychobiologique mécaniste qui contribue à l'association entre la consommation d'opioïdes et l'isolement social. Le système opioïde endogène joue un rôle central dans la formation et le maintien des liens sociaux tout au long de la vie et a été principalement étudié dans le cadre de la théorie opioïde cérébrale de l'attachement social. Chez les primates, l'administration de naltrexone (un antagoniste des opioïdes) altère le lien mère-enfant et le jeu social. Chez l'humain, la consommation chronique d'opioïdes semble particulièrement néfaste (comparativement à d'autres drogues) pour les relations étroites. L'isolement social pourrait jouer un rôle dans le développement et l'exacerbation de la dépendance aux opioïdes. L’ensemble des travaux sur le système opioïde cérébral suggère un mécanisme possible expliquant les liens de causalité bidirectionnels entre l’isolement social et les troubles liés à l’usage d’opioïdes. L’évaluation de cette hypothèse gagnerait à s’appuyer sur des études longitudinales psychosociales et neuropsychopharmacologiques.
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