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Résumé :
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Les personnes souffrant de troubles liés à l'usage d'opioïdes (TUO) présentent les taux d'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) les plus élevés. Malgré l'existence de traitements curatifs contre le VHC, leur accès aux soins reste limité, principalement en raison de la stigmatisation. Dans un essai contrôlé randomisé (ECR) pragmatique récent, nous avons comparé une intervention de télémédecine facilitée pour le traitement du VHC, intégrée aux programmes de traitement de la dépendance aux opioïdes (PTO), à une orientation vers un service externe. La télémédecine facilitée consiste en une vidéoconférence bidirectionnelle entre un professionnel de santé à distance et un patient, avec le soutien d'un gestionnaire de cas qui facilite la consultation. Ce gestionnaire de cas planifie les téléconsultations, envoie des rappels de rendez-vous et utilise le matériel numérique. Parmi les 602 participants à l'ECR, 90 % (n = 262) ont été guéris grâce à la télémédecine facilitée et 39 % (n = 123) grâce à une orientation vers un service externe. Dans le cadre de ce travail, un groupe multidisciplinaire de chercheurs, ayant dirigé l'essai contrôlé randomisé, a animé un atelier intitulé « Amélioration du dépistage et du traitement des hépatites virales dans les structures de soins pour personnes dépendantes aux opioïdes : modèles et ressources », lors du congrès de l'Association américaine pour le traitement de la dépendance aux opioïdes en mai 2024. L'objectif était de diffuser les connaissances relatives à la télémédecine facilitée, notamment en ce qui concerne sa mise en œuvre. Nous avons présenté la télémédecine facilitée comme un modèle de soins de santé pragmatique, sociotechnique et centré sur le patient, destiné aux populations mal desservies.
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