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Résumé :
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«Avant de vous suicider, téléphonez-moi!» Insérée dans les journaux londoniens en 1953 par West, un pasteur baptiste, cette interpellation est emblématique d’une préoccupation de l’Europe d’après-guerre : l’augmentation significative des suicides, comme un effet enchâssé des horreurs, de la peur, des privations. Ce seront les prémices de la première ligne d’aide par téléphone, les Samaritains. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1958, un groupe de catholiques décide à son tour de créer une permanence téléphonique à Bruxelles. Le premier centre Télé-Accueil y voit le jour en 1959, avant d’ouvrir des permanences dans d’autres villes en Wallonie. Des services similaires émergeront à peu près partout en Europe. Aujourd’hui, la Fédération internationale des services d’aide par téléphone (IFOTES) regroupe plus d’une trentaine d’associations dans le monde. L’ancrage religieux a laissé place à la motivation citoyenne. « Au début, les bénévoles étaient surtout recrutés dans les paroisses, mais désormais, ce lien avec l’Église s’est effacé, raconte Lætitia Fontaine, directrice de Télé-Accueil Liège. Beaucoup de nos bénévoles sont guidés par des motivations personnelles, une recherche de sens, de liens humains, et non par un devoir charitable. »
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