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Résumé :
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Les addictions outre-mer révèlent des profils hétérogènes, loin des standards de l’Hexagone. Aux Antilles-Guyane, la Guadeloupe et la Martinique subissent des alcoolisations ponctuelles massives, associées à une mortalité routière record et à une féminisation des usages. Ces îles, ainsi que Saint-Barthélemy, font face aux ravages du crack et de la cocaïne seule, celle-ci étant utilisée comme dopage professionnel. En Guyane, l’alerte est maximale face à la MDMA liquide (“Pikachu”) chez les mineurs et à la consommation de cocaïne, dont le bas prix augmente l’accessibilité. Dans l’océan Indien, La Réunion, outre ses niveaux de consommation d’alcool supérieurs à ceux de la métropole, cumule un détournement historique de psychotropes et un déferlement de cathinones avec une alerte récente sur la cocaïne, tandis que Mayotte est ravagée par “la chimique”, aux effets psychiatriques dévastateurs. Enfin, le Pacifique se distingue par une alcoolisation ponctuelle importante (API) (binge drinking) banalisée, marquée par une surconsommation féminine inédite en Polynésie.
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